
Les aveux de Marion Jones (la championne olympique d’athlétisme a avoué s’être dopée) ne représentent qu’un épisode de plus du long feuilleton du malaise grandissant du sport.
S’il n’y a pas de vraie nouveauté sur le sujet, il y a malgré tout une réelle accélération des affaires de dopage. Pourquoi? Les plus optimistes diront que la lutte contre le dopage progresse. C’est un peu vrai dans le cyclisme et l’athlétisme et c’est justement dans ces sports que les cas détectés sont les plus nombreux.
Les moins positifs affirment que c’est surtout lié à une généralisation du dopage. Mon propos n’est pas de prendre parti mais de faire état de quelques remarques.
A l’évidence, l’impact grandissant des événements sportifs planétaires sur l’audience des médias, sur l’économie, voire sur la politique est à l’origine d’une reconnaissance personnelle et financière des sportifs ou des dirigeants de nature à faire déraper les plus faibles.
Parmi les solutions à explorer, quelques idées: tout d’abord, pour la facilité d’usage, il serait plus simple d’avoir pour tous les sports une liste unique de produits interdits et une procédure unique de contrôle. A qui veut-on faire croire que l’on veut éviter le dopage dans des sports ou il n’y a aucun contrôle sanguin (foot, rugby etc..)?
Marion Jones en avouant vient de tout perdre, ses médailles, ses contrats, son honneur et probablement sa santé. Qu’elle paie ses erreurs est logique, mais, lorsqu’elle a gagné, c’est aussi son pays, sa fédération, ses conseils, son entraîneur, ses sponsors, les médias qui ont tiré des profits immenses de cette athlète. Si on veut lutter contre le dopage, il faut sanctionner tous les bénéficiaires.
Ne pensez-vous pas qu’il serait juste que, dans le cas de Jones, les Etats-Unis perdent autant de droits d’inscription aux épreuves internationales que Jones a eu de places de finaliste? Sa fédération devrait payer pour chacune de ses victoires une lourde amende destinée a faire de la prévention dans les clubs. Le dirigeant devrait céder sa place, son entraîneur devrait perdre sa licence, ses conseils et sponsors devraient payer une taxe sur le chiffre d’affaires lié à cette “employée”.
Quant aux responsables médicaux, complices ignobles de ces pratiques, ils devraient à jamais être interdits d’exercer. Il ne resterait alors plus qu’à rechercher ceux qui fabriquent les produits et à les condamner comme des trafiquants de drogues. A ce jour, Jones a tout perdu, pas les autres bénéficiaires. Ses médailles seront récupérées par d’autres dopées qui n’ont pas encore avoué, et le manège pourra continuer de tourner!
Oui, aujourd’hui tout le monde sait et cela ne changera que si ceux qui partagent les profits tombent avec les tricheurs. Qui voudrait un contrôle sanguin de tous les acteurs du prochain France-Angleterre ?

Habituel oublié des politiques, sinon pour partager ses succès, le sport n’a pas échappé cet été à la stratégie de rupture du gouvernement : 
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