Sujet d’inquiétude pour les plus pauvres, intérêt numéro un pour les autres, le pouvoir d’achat sera un enjeu majeur pour le pouvoir. Les déclarations de la presse “bien informée” ou du porte-parole de l’Elysée évoquant un treizième mois sans charge, une demande de baisse des tarifs bancaires ou du coût du téléphone ne laissent pas augurer des décisions à la hauteur des attentes des Français. Alors, je me permets quelques suggestions pour ce problème.
Il faut en priorité s’adresser à 100% des Français et non pas aux 53% qui ont gagné l’élection. Il faut faire participer l’opposition à la recherche de solutions. Enfin, il faut arrêter de lancer des réformes jamais mises en oeuvre. Utopique? Sûrement, essayons quelques idées à partir de ce qui a été réalisé auparavant.
Le premier poste de charges des ménages est le logement. Les nouveaux propriétaires ont obtenu des aides pour acheter, ne peut-on pas proposer les mêmes aides aux mal-logés? L’aide à la caution, au logement étudiant, une intervention sur l’offre de logements pour les moins riches sont des directions connues où ne manque que la volonté politique.
Le “panier de la ménagère”est lui aussi un poste majeur des budgets. Si le gouvernement est sûr que la TVA dîte “sociale” fasse baisser les prix, alors faisons la, mais rendons ces 5% de TVA aux Français qui vivent avec moins de 1 000 euros par mois.
Le transport a pris une place considérable dans les dépenses. Les dispositions prises pour les pêcheurs devraient être étudiées pour d’autres secteurs et la loi sur les aides aux transports devrait être mise en application. Si le paquet fiscal n’a pas permis d’accélérer la croissance, nul doute que 15 milliards attribués aux 7 millions de gens vivant en dessous du seuil de pauvreté, soit 2000 euros par an, iraient directement dans la consommation.
A plus long terme, c’est une politique industrielle qu’il faut changer pour redonner du pouvoir d’achat. Renault va vendre une voiture pas chère (3 000 euros) mais pas en France, pourquoi? 50% des français vivent avec moins de 10 000 euros par an. Il faut des offres de produits ou de services adaptés à ce qu’ils gagnent et pas seulement au besoin de chiffres d’affaires ou de bénéfices d’entreprises en situation de quasi monopole. Le pouvoir d’achat, c’est le train de vie des riches, le mode de vie des classes moyennes et la survie des plus démunis.
Au moment de choisir, Sarkozy devrait se souvenir à qui il a déjà donné ou pris depuis 6 mois !
Et vous, quelles sont vos suggestions?

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